Ce weekend, je vous ai un peu délaissée car j’étais au salon Who’s Next, qui se déroulait du 3 au 6 Septembre, à la porte de Versailles.
Il y en avait vraiment pour tous les goûts, du froufrou, du coloré, du neutre, du jersey tout simple, du chic, de la soie, du jean, du destroy, mais surtout, surtout, ce qui était frappant, c’était l’écrasante position de Christian Audigier et de sa marque Ed Hardy. On ne voyait que lui, que sa marque. Il était tellement omni-présent que seul un aveugle aurait pu le manquer.
Il était partout: sur les bus, et pas seulement sur les côtés des bus, non, sur tout le bus en entier! Ben voyons! Il était sur des vélos à moteur entourés de pancartes publicitaires pour se déplacer d’un hall à un autre. Il était sur d’autres énormes pancartes à l’extérieur du Hall 1 et à l’intérieur, avec un stand gigantesque. Un stand à l’Américaine, quoi, et pour moi, un peu too much à mon goût. Avec pleins de commerciaux, de mannequins, plein de moyens mis en œuvre pour que cette marque, pourtant crée par un français, commence à cartonner autant ici que là-bas, chez lui, aux States. Parce qu’il faut savoir une chose, c’est que là-bas, il est énorme. Il n’y pas d’autre mot. Mais chez nous, pas encore. Et je suis désolée d’en froisser certains, mais je dirais, et tant mieux. Tant mieux qu’il n’ait pas encore pollué notre mode avec son style grossier et sans goût. Il a beau dépenser des fortunes en marketing, en com et compagnie pour essayer de percer chez nous, mais désolé M. Audigier qui se prend pour un king dans ses campagnes de pub, et dans son pays, ici, nous avons encore du goût, nous, petits français.
Voilà. C’est tout. Petit coup de gueule aujourd’hui contre un type qui se prend pour le Lagerfeld de la mode casual et denim alors qu’en fait, il ne lui arrive pas à la cheville en terme de connaissance, de subtilité, de savoir-faire. Pour moi, sa mode est affreuse, c’est un mix de couleurs, de symboles pseudo-rock et pseudo glam, et le tout est limite à vous faire mal aux yeux. Vraiment.
Beark.
Passons notre chemin.